LES PRIX
L’industrie agroalimentaire
connait une forte pression du consommateur au niveau des prix des produits. En
effet, le consommateur demande des produits de moins en moins chers, les
entreprises agroalimentaires s’adaptent donc à cette demande en cherchant à minimiser les coûts. Cela va
entrainer l’utilisation de pesticides, d’OGM, l’élevage en batterie et l’exploitation
d’ouvriers agricoles comme on peut l’observer dans les plantations d’Espagne
avec les populations migrantes d’Afrique du Nord par exemple.
De plus, le contexte économique
est défavorable, le consommateur connait une hausse des prix et il devient de
plus en plus difficile pour les foyers les plus défavorisés de répondre à leurs
besoins et de se nourrir décemment. Là encore, l’industrie agroalimentaire doit
répondre à cette demande ce qui va entrainer la production de produits
alimentaires à faible coûts dans des conditions qui ne sont pas toujours
idéales. Là encore, on peut se demander si c’est un devoir pour l’industrie
agroalimentaire de nourrir ces populations ou si d’autres organismes ou l’Etat
ne devraient pas intervenir afin de les aider ? De même, si il est de la
responsabilité de l’agroalimentaire de nourrir les populations dans le besoin,
on peut se demander si il est éthique de les nourrir au prix de leur santé ou
de la dégradation de l’environnement ?
Afin d’illustrer ce problème, on remarque
par exemple que la production de viande éthique, c’est-à-dire élever dans de
bonnes conditions, bien traitées…, revient à trois fois plus cher que la viande
premier prix élevée en batterie en super marché.
Au final, on peut donc se
demander à qui revient la responsabilité de ces conditions d’élevage et des
différents problèmes alimentaires. Est-ce au consommateur de choisir de
consommer mieux à un prix plus élevé, parfois en consommant moins ? Est-ce
à l’industrie agroalimentaire de stopper cette course au prix le plus bas en
revenant vers une production plus saine et plus éthique ?
LE MARCHE
On peut également s’interroger
sur la responsabilité du marché et sur son existence même. En effet, les
matières premières agroalimentaires blé, légumes… sont cotées sur un marché
tout comme l’or et des devises. Cela va impliquer d’importantes fluctuations
sur les prix et donc des répercussions sur les entreprises et les consommateurs.
Il s’agira par exemple d’une hausse des prix pour le consommateur qui l’amènera
à consommer des produits de moins bonne qualité. Mais aussi d’une baisse trop
importante des prix de vente pour les producteurs qui ne permettra pas
d’absorber le coût de production. C'est ce qui arrive lorsque les récoltes sont largement supérieurs à la demande. Ainsi, le producteur perdra moins d’argent à
détruire sa récolte plutôt que de la récolter et de la vendre ce qui est affligeant lorsque l'on sait que 850 millions de personnes souffrent encore de faim chronique et que le gaspillage alimentaire représente 40 % des échanges.
Il existe certaines associations
qui permettent aux entreprises de sortir de ce système de marché en créant des
accords directes entre acheteurs et producteurs. C’est le cas par exemple d’agriéthique
qui permet de fixer un prix de vente respectant l’intérêt du producteur et de
l’acheteur pour un temps donné sans tenir compte du marché et de ses
fluctuations.
http://www.agriethique.fr/
ð Cependant,
il reste très difficile pour les entreprises de sortir d’un tel système. Est-ce
que c’est à elle de faire l’effort de sortir du fonctionnement des marchés?
Est-ce que les Etats et les organismes multinationaux ne devraient pas
intervenir ?
Et vous, seriez vous prêt à payer plus cher pour consommer mieux et de façon plus éthique?
Pensez vous avoir une part de responsabilité dans cette course au prix ou pensez vous que c'est à l'industrie agroalimentaire de stopper ce système et de produire éthique en tenant compte des conséquences sur l'environnement et les consommateur?
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