vendredi 31 octobre 2014

L'industrie agroalimentaire et la contamination des sols

Le sol est une ressource très faiblement renouvelable, sa dégradation peut se faire en quelques années alors qu’il lui faut plusieurs milliers d’années pour se régénérer.


Quelles sont les causes de cette contamination?

Il existe plusieurs causes de pollutions ou de dégradations des sols dues à l'industrie agroalimentaires.



- La mise en décharge de déchets


Ceci désigne le dépôt de déchets sur la terre ou leur enfouissement 






- L'utilisation d'engrais et pesticides 

L'agriculture intensive utilise des engrais et pesticides chimiques toujours plus perfectionnés pour produire d'avantage, éliminer les "mauvaises herbes" et les insectes pouvant altérer les productions. 






- la mise en culture de prairies et de forêts

Le labour entraîne une diminution de la biodiversité et des matières organiques présentent dans le sols nécessaires à la diversité de notre patrimoine naturel.





Qu'entraîne cette contamination? 

La conséquence la plus importante de la contamination des sols est leurs pertes en productivité. Les pays riches ont plus de facilité à traiter et remédier cette contamination alors que les pays les plus pauvres n’auront pas les ressources financières et matérielles suffisantes pour arriver au même résultat. 




D'après l'Organisation des Nations Unis pour l'alimentation et l'agriculture, l'activité humaine a, à ce jour, entraîné la dégradation de la moitié des sols du monde.  


Voici plusieurs sites qui expliquent plus en détail les causes et les conséquences de la contamination des sols à court et long terme. 
http://unt.unice.fr/uoh/degsol/consequences-duree.php 
http://www.mtaterre.fr/dossier-mois/chap/868/Les-sols-menaces-par-les-activites-humaines 

OGM : une solution éthiquement acceptable pour nourrir les populations ?



Pour commencer, les OGM qu’est-ce que c’est ?

« Un organisme génétiquement modifié est un être vivant (animal, végétal ou micro-organisme) dont l’Homme a modifié le patrimoine génétique afin de lui conférer de nouvelles propriétés. Les techniques utilisées permettent de s'affranchir de la « barrière des espèces » et de construire des organismes qui n'auraient jamais existé dans la nature. » Les perspectives d’utilisation offertes par les OGM touchent plusieurs secteurs dont l’agriculture et l’agroalimentaire. Concernant ces domaines, l’utilisation des OGM sur certaines cultures telles que le maïs, le colza ou le riz par exemple a pour but de les rendre résistants aux herbicides, aux insectes et aux maladies.

D’autres utilisations potentielles sont à l’étude pour l’agroalimentaire. Il est question de savoir si l’on autorisera l’augmentation de la vitesse de croissance des poissons ou bien l’augmentation du rendement des cultures par exemple. Cependant ces pratiques posent des problèmes sanitaires, environnementaux, économiques et éthiques. C’est à cette dernière problématique que nous allons nous intéresser dans cet article.
Nous pouvons dégager 2 axes de réflexion : le recours aux OGM est-il éthiquement acceptable pour les consommateurs ? Le recours aux OGM ne pose-t-il pas un problème éthique dans la relation entre l’Homme et la nature ?

Outre les dangers environnementaux qui peuvent aussi atteindre le consommateur tel que la dissémination non voulue des gènes sur d’autres cultures et aussi le bouleversement de la biodiversité, consommer des OGM présente un danger direct sur la santé du consommateur. Les consommateurs sont réticents à ingérer des produits dont le code génétique a été modifié. Le problème est que les scientifiques n’ont pas assez de recul pour pouvoir affirmer que les OGM ne présentent pas de contre-indications pour la santé du consommateur. Cependant certaines études démontrent que les OGM pourraient favoriser les allergies, perturber le système digestif mais encore développer une résistance de l’organisme aux antibiotiques. L’incertitude qui règne sur les OGM n’est pas un point favorable dans la RSE des industries agroalimentaires. Quand nous nous rendons compte que Monsanto (firme productrice d’OGM) force les scientifiques à dissimuler les résultats de leurs recherches sur la nocivité des OGM, il est clair que la firme a des choses à cacher et que ce n’est pas un comportement éthique vis-à-vis de ses clients. La faim dans le monde justifie-t-elle le recours aux OGM sans tests préalables sur le long terme ? Le progrès technique vaut-il un tel risque pour l’humanité ?



Par ailleurs la modification génétique d’éléments naturels par l’Homme pose des problèmes éthiques. En effet, cela peut être considéré comme illégitime d’un point de vue philosophique d’apporter des modifications à la nature. Avons-nous le droit en tant qu’être humain d’interférer avec les mécanismes de la vie ? La démocratisation des OGM modifie alors la relation entre l’Homme et la nature. Le recours aux OGM est un signe de domination de l’Homme sur l’animal et la nature. Ce processus est contre nature et nous devons nous interroger sur ce constat. Le débat peut aussi prendre une dimension religieuse sur ce principe de contre nature. L’Homme peut-il s’approprier la nature en brevetant les organismes vivants ? La question de la brevetabilité des organismes vivants est d’actualité. Il est question de savoir s’il est possible de déposer des brevets sur des organismes vivants animaux ou végétaux.

Ci-dessous quelques liens sources et informations complémentaires :


jeudi 30 octobre 2014

L'appauvrissement des ressources mondiales en eau

Le cycle de l'eau est modifié de manière importante
L'eau est aussi indispensable pour boire, elle est aussi nécessaire à la production agricole
Il faut en moyenne 4 tonnes d'eau pour produire de quoi remplir l'assiette d'un Européen chaque jour.
L’eau douce nécessaire à l’agriculture et l’industrie représente environ 2% de l’eau présente sur la planète le reste est salé.
L’agriculture en consomme 70%. Il est parfois nécessaire de puiser dans des nappes phréatiques qui ont mis des millions d’années à se constituer.

Une des plus grande nappe phréatique se trouve aux Etats-Unis, elle s’étend sous 8 Etats, du Dakota du sud au Texas. Sa découverte a permis à cette région de devenir l’une des plus productives du monde. A l’époque jamais l’on aurait pu envisager l’épuisement de cette nappe mais aujourd’hui c’est la moitié de cette dernière qui a été utilisée.



L’eau tend t-elle à manquer dans une dizaine d’année ?
Comment pourrait-on vivre sans eau ?
La population ne cesse d’augmenter, à contrario les réserves des nappes phréatiques s’épuisent. Dans 30 ans comment ferons-nous pour nos besoins en eau ?
Une prise de conscience est nécessaire de la part des grandes firmes industrielles. Comment doivent-elles procéder pour limiter leurs besoins en eau ?

mercredi 29 octobre 2014

Transparence, traçabilité et qualité : à qui revient la responsabilité?



La traçabilité est, selon le comité du codex alimentarius « la capacité de suivre les déplacements d’un aliment parmi des stades précis de la production, de la transformation et de la distribution. »1
La traçabilité regroupe un certain nombre d’éléments comme la provenance des aliments ou encore leur conservation. Ces éléments sont entourés par des lois et des normes strictes imposées aux entreprises de l’industrie agroalimentaire et de nombreux contrôles sont effectués. On retrouve par exemple les normes ISO sur la traçabilité de la chaine alimentaire (n°22005) ou sur le management de la sécurité des denrées alimentaires (n°22004). De plus, il existe un grand nombre de label comme pour l’agriculture biologique ou encore l’origine (origine France la plupart des cas). 

Si l’on part du principe que ces normes remplissent bien le rôle d’assurer la qualité des produits, alors nous pouvons faire trois constats :
-          L’Etat et les différents organismes internationaux comme les normes ISO prennent donc leur responsabilité au sein de l’industrie agroalimentaire en cherchant à protéger le consommateur.
-          L’industrie agroalimentaire quant à elle devient responsable légalement d’assurer la qualité de ses produits au consommateur. Cependant, on perd l’aspect éthique puisque la qualité des produits est assurer dans le but de respecter les lois et non de prendre soin de l’environnement, de la santé des consommateurs en pensant aux différentes conséquences de leur production.
-          Enfin, le consommateur lui perd toute responsabilité puisque ces normes provenant de l’Etat sont censées assurer une bonne consommation et qu’aucun effort ne doit être fournit dans le but de consommer mieux.

Cependant, ces normes n’assurent pas un idéal de qualité du produit comme nous pourrons le voir dans d’autres articles. Par exemple, des produits comme le maïs OGM passent à travers ces normes, le bien-être des animaux n’est pas pris en compte tout comme le respect de l’environnement ou du travailleur. De plus, ces lois, tout comme toutes autres lois, peuvent être enfreintes. C’est le cas par exemple du scandale de la viande de cheval dans les lasagnes de Findus.
A partir de là, on peut se demander à qui revient la responsabilité d’assurer une meilleure consommation ? Est-ce encore la responsabilité des entreprises de l’industrie agroalimentaire ?





Là où la responsabilité des entreprises peut être engagée est au niveau du manque de transparence. Lorsque les entreprises cachent des informations aux consommateurs, elles sont forcément intégralement responsables des problèmes agroalimentaires puisque le consommateur ne possède pas d’informations suffisantes pour faire un choix éthique vis-à-vis de sa consommation. Par exemple, lors du scandale de la viande de cheval, l’étiquetage des produits indiquait de la viande de bœuf, les consommateurs ne pouvaient donc pas choisir de ne pas acheter de la viande de cheval à la provenance douteuse puisque les informations nécessaires à leur prise de décisions étaient cachées. Ici se pose un grave problème éthique puisque ces entreprises n’assurent pas une production éthique, proposent des produits au consommateur pouvant avoir des conséquences sur sa santé en lui cachant ces informations et donc en entravant sa liberté de consommer au mieux. De plus, on peut se demander si il est éthique pour ces entreprises de respecter ces normes qui peuvent parfois aller dans un sens éthique dans le seule but de respecter la loi? Peut-on considérer ces entreprises comme éthique si elles ont un comportement éthique alors que leurs intentions ne le sont pas ?

Ensuite, on peut se demander si la responsabilité ne vient pas du consommateur. Le consommateur est souvent placé comme victime au cœur des différents scandales alimentaires et des grandes maladies liées à cette industrie. Entre la vache folle, le scandale de la viande de cheval, le diabète et l’obésité, l’industrie agroalimentaire est toujours pointée du doigt sans que la responsabilité du consommateur soit remise en cause. En effet, le consommateur est celui pour qui l’industrie agroalimentaire produit, c’est aussi celui qui va ingérer cette production. Une fois ce constat posé, on peut se demander s’il n’est pas responsable de sa propre santé, de faire des recherches dans le but de consommer au mieux et de se protéger ? On peut prendre l’exemple de l’huile de palme ou du maïs OGM, le consommateur entend parler de ces sujets dans tous les médias, est normalement au courant des méfaits de ces produits. Cependant, on constate qu’un grand nombre de personnes continuent de consommer de tels produits. Idem pour la junk food, le consommateur est sans cesse bombardé d’informations visant à l’inciter à consommer mieux, à éviter la nourriture trop grasse, trop salée… De plus, il existe un grand nombre de labels visant à améliorer notre consommation, il suffit de regarder l’étiquette du produit et de sélectionner le meilleur, ce choix est donc accessible au consommateur. Dans ce cadre où le consommateur a à sa disposition un grand nombre d’information, on peut se demander si la responsabilité de problèmes comme l’obésité ou la consommation de produits dangereux pour la santé vient du consommateur ou de l’industrie agroalimentaire ? N’est-ce pas déresponsabiliser le consommateur vis-à-vis de sa santé et de ses habitudes de consommation que d’accuser l’industrie agroalimentaire ?

Enfin, on peut s’interroger sur la responsabilité de l’Etat et des organismes internationaux. En effet, n’est-ce pas à l’Etat de protéger sa population en imposant des normes strictes visant à la meilleure consommation possible ?  De nombreux produits dans les supers marchés ne sont pas bons pour la santé du consommateur, OGM, pesticides, additifs, huiles de palme… Ces produits sont moins coûteux pour les entreprises agroalimentaires, c’est pourquoi ils sont utilisés. Les plupart des entreprises privilégient le profit à la santé du consommateur, une majorité des consommateurs consomment de façon irresponsable sans se renseigner et en se laissant berner par le marketing ou les prix. Pour résumer, une majorité des acteurs de la chaîne agroalimentaire trouve leur compte dans cette consommation. A partir de là, n’est-ce pas à l’Etat de définir des normes de consommations éthiques et de les imposer aux différentes parties prenantes en passant outre les lobbys ? Les campagnes « 5 fruits et légumes par jour », « manger, bouger »… sont-elles suffisantes ?

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-82044-poser-les-bases-de-lethique-alimentaire-consommer-juste-1000738.php?iPDsyrYZiJtZj6KJ.99