Dans cet article nous allons nous focaliser sur l’impact de l’industrie
agroalimentaire sur le consommateur. Beaucoup de dérives sont constatées de la
part des industries agroalimentaires qui ont pour conséquences d’impacter
directement la santé du consommateur. Ceci concerne la sécurité des produits
mais aussi les enjeux de nutrition du consommateur.
Pour commencer, nous pouvons nous demander si le fait de cacher certaines informations aux consommateurs est une
pratique éthique ? Il y a un grand manque de transparence concernant la
composition des produits, l’origine des aliments et leur mode de fabrication.
Comme nous le montre l’article de l’Express, l’ONG FoodWatch met en relief
plusieurs produits alimentaires qui ont des étiquettes et appellations fausses.
Par exemple, chez Nestlé, la "soupe Maggi bœuf-carottes aux
vermicelles" comporte malgré son nom, 0% de bœuf et "1,1% de jus de
cuisson" avec "5,5% de carottes". Ce qui est alarmant c’est que
ces pratiques sont conformes à la loi française. Le secteur agroalimentaire
abuse des pratiques légales mais pas légitimes pour tromper le consommateur. Il
y a donc une grande part de responsabilité de l’état que nous traiterons dans
un prochain article.
Cependant, le manque de transparence ne concerne pas seulement de simples
formulations abusives mais concerne aussi le potentiel danger des aliments pour
le consommateur. L’industrie agroalimentaire commercialise des produits
dangereux pour la santé du consommateur. Que ce soit lors de la culture des
aliments, lors de leur transformation ou leur conditionnement plusieurs
composants s’avèrent toxiques. Les substances chimiques résidus
de pesticides, les colorants, les arômes, les conservateurs ou les antioxydants
agissent sur le développement du cancer, de l’obésité, du diabète et des
maladies neurodégénératives. Il en est de même pour l’aspartame et l’huile de
palme par exemple. Cette constatation pose un problème éthique dans la mesure
où le consommateur ignore qu’il est en danger. Nous pouvons effectuer une
comparaison avec le tabac. Chacun sait que le tabagisme est nocif pour la santé
car les causes à effets sont connues de tous et marquées noir sur blanc sur le
paquet. Les fumeurs savent donc ce qu’ils consomment et quels dangers ils
encourent. Pour la nourriture, aucune étiquette ne mentionne que tel ou tel
produit peut être mauvais pour le corps humain pour telle ou telle raison. Est-ce la responsabilité de l’industrie
agroalimentaire de se soucier de la santé du consommateur ? Est-ce le rôle
de l’état de mettre en garde le consommateur sur son alimentation ? Ou le
consommateur est-il coupable aussi malgré son impuissance ?
ailleurs, est-ce éthique de la
part des industries agroalimentaires de commercialiser en toute connaissance de
cause des produits non adaptés aux besoins nutritionnels du client ?
Une grande partie des aliments contient trop de sel, trop de sucre ou trop de
graisse pour l’homme. Le but étant de nourrir un maximum de gens pour un
minimum d’argent, les qualités nutritionnelles de nos aliments se sont
considérablement appauvries. Est-ce
éthiquement acceptable de faire passer la quantité avant la qualité afin de
pouvoir nourrir tout le monde ? La surexploitation des denrées
alimentaires pose problème notamment au niveau des méthodes utilisées pour
maximiser la production. De nombreux engrais chimiques et autres substances
sont utilisés pour booster la production et aussi minimiser les pertes. Il est
évident que ces produits chimiques sont nocifs pour la santé. Mais il est vrai
que cela permet aux populations démunies d’avoir accès à une grande variété de
nourriture à prix abordable.
Pour finir, l’utilisation de certains produits chimiques et la composition
de certains aliments auront des effets indésirables à long terme sur le
consommateur. L’industrie agroalimentaire expérimente de nouveaux procédés et
de nouvelles recettes pour toujours plus de profit sans se soucier de l’impact
de ses pratiques sur la santé dans quelques dizaines d’années. Est-ce éthique de commercialiser des
aliments dont on ne connaît pas les effets nocifs sur le corps humain à long
terme ? Nous pouvons affirmer que le principe de précaution n’est pas
appliqué et que l’industrie agroalimentaire ne maitrise pas toute la portée de
ses pratiques.
Ci-dessous quelques lien sources et informations complémentaires :

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