Pour
commencer, le lobbying qu’est-ce que c’est ?
Dans le
dictionnaire français, le lobbying est synonyme de groupe de pression, c'est
une « structure dont se dote une communauté aux intérêts ou convictions semblables
pour influencer les pouvoirs publics à son avantage, notamment par des
campagnes d’opinion. »
Dans le secteur de l’agroalimentaire, le lobbying est fortement pratiqué par toutes les plus grosses industries, il a pour but de rappeler aux hommes politiques qu’ils doivent prendre en compte l’importance des entreprises avant de prendre des décisions. Le lobbying est-il une pratique éthiquement acceptable ?
Dans le secteur de l’agroalimentaire, le lobbying est fortement pratiqué par toutes les plus grosses industries, il a pour but de rappeler aux hommes politiques qu’ils doivent prendre en compte l’importance des entreprises avant de prendre des décisions. Le lobbying est-il une pratique éthiquement acceptable ?
En France ce
secteur emploie plus de 400 000 personnes, ce qui fait de l’industrie
agroalimentaire le premier employeur sur notre territoire. C’est ce premier
argument de taille qui fait la force du secteur dans les négociations avec les
pouvoirs publics.
Par ailleurs,
ce sont ces mêmes groupes industriels agroalimentaires qui apportent les
financements nécessaires pour certaines écoles ou encore recherches
scientifiques dont l’Etat se désengage de plus en plus. Il est donc logique que
tout enseignement sur la santé publique pour les écoles ou tout résultat
scientifique pour les recherches qui porteraient atteinte à l’image de
l’industriel ne sera pas promulgué. De même, il est évident que les recherches
menées seront dans l’intérêt de l’industriel et non pas dans l’intérêt de la
population.
De plus, les grands lobbys agro-alimentaires
vont jusqu’à gangréner les organismes de contrôle des aliments et les plus
hautes sphères de l’Etat. En effet, nous constatons que certains hauts
fonctionnaires français mais aussi européens tissent des liens étroits avec les
industries agroalimentaires. Par exemple, Luc Guyau président de la FAO de 2009
à 2013 (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture)
s’avère être un ancien éleveur industriel. A l’heure où l’obésité a quasi
doublé chez les adultes en seulement 20 ans, l’industrie agroalimentaire compte
un grand nombre de représentants au sein du gouvernement qui appuient leurs
diverses demandes. Les industriels sont prêts à dépenser des milliards pour par
exemple ne pas avoir de taxe sur les sodas, ou bien ne pas se voir refuser l’utilisation
du bisphénol A (qui perturbe le fonctionnement hormonal).
Là où le lobby
devient vraiment néfaste au bien commun, c’est lorsque les entreprises et leurs
intérêts financiers surpassent des éléments comme la santé publique. Certains
vides juridiques servent volontairement les intérêts des industriels. Les
pouvoirs publics ont donc leur part de responsabilité, même s’ils sont victimes
de lobbying. Une question philosophique à se poser est donc la suivante : qui peut décider ? Le gouvernement
doit-il asseoir son autorité et stopper ces pratiques non éthiques en prenant
le risque de faire des milliers de chômeurs ? Si nous pouvons agir immoralement tout en étant conforme à la loi alors
peut-on affirmer qu’il n’y a plus d’éthique dans notre société ?
Ci-dessous
quelques lien sources et informations complémentaires :

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