mercredi 29 octobre 2014

Rôle de l’état et lobbying industriel



Pour commencer, le lobbying qu’est-ce que c’est ?
Dans le dictionnaire français, le lobbying est synonyme de groupe de pression, c'est une « structure dont se dote une communauté aux intérêts ou convictions semblables pour influencer les pouvoirs publics à son avantage, notamment par des campagnes d’opinion. »
Dans le secteur de l’agroalimentaire, le lobbying est fortement pratiqué par toutes les plus grosses industries, il a pour but de rappeler aux hommes politiques qu’ils doivent prendre en compte l’importance des entreprises avant de prendre des décisions. Le lobbying est-il une pratique éthiquement acceptable ?
En France ce secteur emploie plus de 400 000 personnes, ce qui fait de l’industrie agroalimentaire le premier employeur sur notre territoire. C’est ce premier argument de taille qui fait la force du secteur dans les négociations avec les pouvoirs publics.
Par ailleurs, ce sont ces mêmes groupes industriels agroalimentaires qui apportent les financements nécessaires pour certaines écoles ou encore recherches scientifiques dont l’Etat se désengage de plus en plus. Il est donc logique que tout enseignement sur la santé publique pour les écoles ou tout résultat scientifique pour les recherches qui porteraient atteinte à l’image de l’industriel ne sera pas promulgué. De même, il est évident que les recherches menées seront dans l’intérêt de l’industriel et non pas dans l’intérêt de la population.
                                                                                                                                                            










De plus, les grands lobbys agro-alimentaires vont jusqu’à gangréner les organismes de contrôle des aliments et les plus hautes sphères de l’Etat. En effet, nous constatons que certains hauts fonctionnaires français mais aussi européens tissent des liens étroits avec les industries agroalimentaires. Par exemple, Luc Guyau président de la FAO de 2009 à 2013 (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) s’avère être un ancien éleveur industriel. A l’heure où l’obésité a quasi doublé chez les adultes en seulement 20 ans, l’industrie agroalimentaire compte un grand nombre de représentants au sein du gouvernement qui appuient leurs diverses demandes. Les industriels sont prêts à dépenser des milliards pour par exemple ne pas avoir de taxe sur les sodas, ou bien ne pas se voir refuser l’utilisation du bisphénol A (qui perturbe le fonctionnement hormonal).
Là où le lobby devient vraiment néfaste au bien commun, c’est lorsque les entreprises et leurs intérêts financiers surpassent des éléments comme la santé publique. Certains vides juridiques servent volontairement les intérêts des industriels. Les pouvoirs publics ont donc leur part de responsabilité, même s’ils sont victimes de lobbying. Une question philosophique à se poser est donc la suivante : qui peut décider ? Le gouvernement doit-il asseoir son autorité et stopper ces pratiques non éthiques en prenant le risque de faire des milliers de chômeurs ? Si nous pouvons agir immoralement tout en étant conforme à la loi alors peut-on affirmer qu’il n’y a plus d’éthique dans notre société ?
Ci-dessous quelques lien sources et informations complémentaires :

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